Dès le début l'enquête piétine. Mais la vie continue, Dans un premier temps Martial continue à s'occuper du Nutti.
Teia revient du Brésil, et dès lors les masques tombent. Lucia passe désormais tout son temps chez sa soeur, et finit par ne plus rentrer au domicile conjugal.
A la mort d'Alberto, Teia, la veuve, est devenue propriétaire du Nutti, et au mois de mai, un an après les faits, licencie Martial. Entre-temps Lucia est partie au Brésil emportant leur fils Pierre. Martial ne les reverra jamais. Martial revient alors en Normandie pour un court séjour chez ses parents. Puis il retourne en Italie pour vendre son appartement, c'est alors qu'il est arrêté par les carabiniers; Teia a porté plainte contre lui pour vol.
Commence alors un simulacre de justice. Alors que le légiste affirme que le meurtre a eu lieu à 17h, heure où martial a un alibi "en béton"; il a passé tout l'après midi avec son fils et son épouse à la fête de l'école. Photos et vidéos le prouvent. L'accusation soutien alors que le décès est survenu entre 12h30 et 13h30, heure à laquelle Martial est au Nutti.
Qu'à cela ne tienne martial est quand même inculpé du meurtre de son beau-frère.
Le coupable idéal: étranger, issu d'un milieu modeste, sans appui politique.
Son inculpation arrange beaucoup de monde.
D'abord les deux soeurs, Teia et lucia, qui toutes les deux au moment du drame menaient une vie libertine, multipliant les rencontres, dont deux chauffeurs de taxi. Il eut été dommage que les maris découvrissent leurs frasques.
Ensuite la fille d'Alberto, que Martial avait licencié du Nutti parce qu'elle se servait dans la caisse. Il est question d'un testament où Alberto n'aurait rien voulu donner à ses filles, tout revenant à Teia, sa deuxième épouse.
Et puis aussi cet argent résultant de la vente d'un des biens d'Alberto qui n'a jamais été retrouvé.
Quoi qu'il en soit Martial est arrêté le 14 juin 2003.